Who owns the Future ? by Jaron Lanier

Oui ce Jaron Lanier est véritablement un visionnaire comme Ted Nelson l’était en 1960 sur les hypermedia. Pour moins de 16 CHF, il faut absolument acheter ce livre et le lire. Il est rare de rencontrer quelqu’un d’aussi critique, lucide et anticipatif (c’est vrai que c’est le père de la réalité virtuelle !). J’apprécie aussi sa liste de termes à venir …. Bien vu !

De plus il ne fait pas que critiquer, il se lance dans des propositions assez nouvelles  … Qui vivra verra !

A propos de Ted Nelson, régalez-vous de ces vieux documents sur Computer Lib et Dream Machines

http://www.ict-21.ch/l4d/pg/bookmarks/read/878735/computer-lib-part-1-de-ted-nelson

http://www.ict-21.ch/l4d/pg/bookmarks/read/878737/computer-lib-part-2-de-ted-nelson-gt-dream-machines

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Quelques avis concernant ce livre dans les milieux concernés :

Dans la revue Futuribles N° 401 de juillet-août 2014 sous la plume de Cécile Wendling

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« dans Le Monde | 20.10.2013 à 19h55 • Mis à jour le 20.10.2013 à 19h56 |

Propos recueillis par Corine Lesnes (Washington, correspondante)

Jaron Lanier : “Si la technologie concentre les richesses, elle va devenir l’ennemi de la démocratie”

Qui possède le futur ?” C’est la question-titre du livre de Jaron Lanier, Who Owns the Future ? (Simon & Schuster, 416 p., 28 dollars, soit environ 20,60 euros), publié en mai par ce gourou de l’Internet, créateur à répétition de start-up et inventeur des termes de “réalité virtuelle”. Il décrit un phénomène qu’il n’avait pas anticipé : la concentration des richesses dans un univers de réseaux censé aplanir les inégalités. L’économie, dit-il, repose de plus en plus sur l’information. Celle-ci n’étant pas assez monétisée, la richesse collective se dilue. Le tout-gratuit est sur le point de ruiner la classe moyenne et l’économie de marché. »

….

« Vous affirmez dans votre ouvrage que l’Internet détruit la classe moyenne. Que voulez-vous dire ?

Jaron Lanier : l’automatisation commence à détruire l’emploi, comme si la vieille peur du XIXe siècle devenait la réalité. A l’époque, il y avait cette inquiétude énorme que l’emploi des gens ordinaires était menacé par le progrès des machines. Quand les voitures ont remplacé les chevaux, les gens pensaient que cela devenait tellement facile de conduire qu’il n’y aurait plus de raison de payer pour le transport. Tous ceux qui travaillaient avec les chevaux allaient perdre leur emploi. Mais les syndicats étaient encore puissants. Ils ont imposé l’idée qu’il est normal de payer quelqu’un, même si le travail est moins pénible et qu’il est plus… » »

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About Raymond Morel (2423 Articles)
Raymond Morel is a member of the Board of Directors at SI and is President of Social-IN3, a cooperative of a researchers’ convinced of the need to address new challenges of today's Information Age, which is slowly and surely modify the entire society.

1 Comment on Who owns the Future ? by Jaron Lanier

  1. L’un des aspects les plus intéressants de ce livre est le concept de “siren server”. En échange de services gratuits des compagnies telles que Facebook, Apple, Amazon, Google réussissent à convaincre les utilisateurs de leur céder des informations personnelles et des données de valeur qui serviront à améliorer le service. Les utilisateurs ne se rendent pas comptent qu’à chaque fois qu’ils utilisent “gratuitement” le service il travaillent en fait gratuitement pour le siren server. De plus ces serveurs sont les grands bénéficiaires de la publication d’informations sur le web et de la mode de l’Open xyz. Google translate est entièrement construit sur la base de traductions trouvées sur le web ou dans des livres et pour lesquelles les traducteurs n’ont jamais touché un seul centime de Google.
    Pour remédier à cette situation qui crée des monopoles et fait décroitre l’économie (les services des siren serveurs détruisent des emplois plus qu’ils n’en créent), Lanier propose d’introduire des micro-payements, une vieille idée lancée par Ted Nelson dans les années 1970-80. Chaque fois qu’une information provenant d’une personne est utilisée, cette personne doit être rétribuée.

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