SB-55 : Les robots détruiraient trois millions d’emplois d’ici à 2025 en France

Le débat sur l’apport positif ou négatif des robots dans l’économie risque d’être relancé. Selon un scénario jugé “tout à fait probable” par une étude de Roland Berger commandée par le JDD et publiée dimanche 26 octobre, les robots seraient responsables de la suppression de 3 millions d’emplois en France, d’ici à 2025 en raison de 20% des tâches devenues automatisées. Ainsi, “le taux de chômage en pertes brutes s’élèverait à 18%”.

Une majorité de secteurs touchés

Quelques secteurs seraient épargnés, d’après l’étude. Pour la santé, la culture et l’éducation, aucune perte d’emploi ne serait à déplorer à cause des robots. L’environnement, la relation clients et les nouvelles technologies devraient encore mieux s’en sortir puisque 500.000 postes seraient créés dans ces domaines.

A contrario, le bâtiment, l’industrie, l’agriculture, l’administration publique, l’armée, la police et le service aux entreprises devraient être particulièrement touchés.

Toutefois avec l’automatisation, 30 milliards d’euros (recettes et économies) seraient engrangés et 13 milliards d’euros de pouvoir d’achat seraient libérés (en dividende et baisse de prix), d’après le cabinet de conseil Roland Berger.

La classe moyenne menacée

La robotisation va toucher “les classes moyennes, y compris les classes moyennes supérieures”, explique Hakim El Karoui, associé au cabinet Roland Berger, dont les propos sont rapportés par le JDD. Il s’agirait des professions intellectuelles comme les comptables, les journalistes, les juristes, dont certaines tâches pourront être accomplies par des machines.

Ce qui implique des problèmes posés “à notre modèle social”, analyse le JDD d’autant plus que la classe moyenne repésente le “coeur de la démocratie” d’après Hakim El Karoui.

 

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Et la robotique créa le chômage

par Thom Ruff (son site)
mercredi 29 juillet 2015

Lu dans la presse, mars 2014 : « Selon une étude de Oxford, 40 % des emplois seront confiés à des robots d’ici 15 ans, mais seulement 2 à 3 millions d’emplois assurés dans la robotique et secteurs affiliés (maintenance, vente…) ».

Aujourd’hui, un travailleur sur 4 est frappé durement par le phénomène du chômage de masse, en augmentation permanente depuis les années 60. Et la plupart d’entre nous, né après 65, connaîtrons une période de chômage et plusieurs employeurs. Souvenons-nous des premières révoltes ouvrières en Angleterre fin du XVIII. Le sujet a fait coulé beaucoup d’encre dont celle de Jéremi Rifkin et son livre « la fin du travail ». Un chercheur américain qui dissèque le concept « travail » et sa mécanisation, et facture au passage chacune de ses conférences plusieurs dizaines de milliers de dollars aux gouvernements qui l’invitent. Son œuvre fait référence dans les couloirs de Science-po.

ON PEUT FAIRE CARRIÈRE DANS LE CHÔMAGE : LE NOUVEL ELDORADO SOCIO-INTELLECTUEL.

Quoi qu’il en soit, la solution qui balaiera d’une main la montée inexorable des chiffres des inactifs, est tout aussi difficile à trouver que la preuve de la conjecture de Poincaré. Mais que fait Grigori Perelman (qui prétend pouvoir contrôler l’univers depuis sa chambre de bonne, qu’est-ce qu’il attend ?) A moins que cela ne dépasse l’intelligence humaine « hydrogénée » et qu’il faille en confier la résolution à notre futur cerveau artificiel. Gros gâteau en silicone, cousu de fil d’or par 10 000 multi-core en réseau optique intercontinental. Les plombiers du langage Turing auront toujours du pain sur la planche.

Je rappelle que sur une planète où les ressources en matière première sont limitées, le modèle économique de la CROISSANCE INFINIE est une absurdité évidente. A moins que tout le monde crève de boulimie imaginaire. (sans parler des obèses NATO, galérant pour passer les portiques, ceux que que Jacques Chirac truande avec allégresse sur une photo mémorable de l’Histoire de France).

Reste que le remplacement du geste productif et naturel par le surhumain robotisé, augmenté, singularisé vers plus de rentabilité sans les inconvénients de la revendication et les facteurs physio-psychologiques pavlovien, propre au travailleur « animal », tout ce que le robot remplace sans bronché (en vertu des lois de Asimov). Longue séance de 5 heures. Sieste assurée. Cinéma d’auteur pornographique et subliminal. Cannes Jack-pot. Seydoux devient Pape du Gore familial. Le fantastique à la Sorbonne. Tout le monde s’ennuie. Victoire de la bourgeoisie de gauche contre le prolétariat de droite.

Monde sans douleur, méta-hédonisme. Oui d’accord, mais qu’est-ce qu’on fait du temps libre ainsi crée ? On baise et rebaise ? on accouche de futurs chômeurs ? Qui paiera leur retraite ? Les robots ? Une loi-raciale « solution finale » antichômeur ? Une guerre entre chômeurs de toutes les nations du monde ? Une classe politique au chômage forcé devant le taux d’abstention massif ? Un pouvoir d’achat anéanti au profit d’une élite robotique sans besoin calorique ? Non ; Monsieur Robot a besoin de graisse pour ses articulations, et de jus EDF pour éprouver son amour (romantisme Blade Runner). Déroulons le tapis rouge.

Pôle Emploi Robot, ministère robots. WE ARE JOBLESS ROBOTS.
Et je cuisine du photon Etienne Klein, made in UMPS.
« Travailler plus pour se bran… moins ».

About Raymond Morel (2442 Articles)
Raymond Morel is a member of the Board of Directors at SI and is President of Social-IN3, a cooperative of a researchers’ convinced of the need to address new challenges of today's Information Age, which is slowly and surely modify the entire society.

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