SB-52: Gartner prédit un monde où l’homme côtoie la machine

Thème innovation 08.10.2015 14:19 (Hélène Lelièvre) Tendance

A l’occasion de son symposium qui se déroule actuellement à Orlando, Gartner a dévoilé ses dix prédictions pour les organisations IT et les utilisateurs de l’IT pour 2016 et les années à venir. Cette année, le monde des robots et des machines est à l’honneur. Le cabinet estime que dans le futur, le monde sera conduit par les algorithmes et les machines intelligentes dans lequel les hommes et les machines devront définir une relation harmonieuse.

  1. D’ici 2018, 20% des contenus d’entreprises seront rédigés par des machines. Selon Gartner, des informations analytiques et basées sur les données pourront être traduites en langage naturel écrit en utilisant des outils émergents. Les rapports d’activités dédiés aux actionnaires, les documents légaux, les rapports de marchés, les communiqués de presse, articles et white papers pourraient tous être rédigés par des automates.
  2.  D’ici 2018, 6 milliards d’objets connectés finiront par demander de l’aide. Il s’agira alors de développer des mécanismes pour répondre aux demandes croissantes de supports des objets.
  3. D’ici 2020, des logiciels autonomes sans contrôle humain généreront 5% de toutes les transactions économiques. Les agents fonctionnant grâce à des algorithmes participent déjà aux transactions économiques. Bien qu’ils soient automatiques, ils restent contrôlés par des humains. Gartner s’attend à l’émergence de nouveaux logiciels entièrement autonomes et à la naissance d’un nouveau paradigme que le cabinet appelle l’économie programmable. Ceci pourrait fortement perturber le secteur des finances existant.
  4. D’ici 2018, plus de trois millions de travailleurs dans le monde seront supervisés par un «robo-boss». Les «robo-boss» seront de plus en plus nombreux à prendre des décisions qui auraient pu être prises par des managers humains. Dans la mesure où les fonctions de supervisions sont liées à la surveillance des performances des collaborateurs, qui sont mesurés par des données quantitatives, les décisions peuvent être prises plus rapidement par des machines intelligentes.
  5. D’ici la fin 2018, 20% des bâtiments intelligents auront souffert de vandalisme numérique. Les bâtiments sont de plus intelligents et connectés et sont donc aussi plus vulnérables aux attaques. Ce n’est pas seulement une nuisance, il y aura aussi des conséquences économiques, en matière de santé et de sécurité. Les bâtiments doivent être construits de manière à offrir un niveau acceptable de protection et en intégrant aussi des systèmes de gestion et de contrôle de la sécurité.
  6. D’ici 2018, 45% des entreprises les plus dynamiques auront moins de collaborateurs que d’instances de machines intelligentes. Le cabinet prend comme exemple des supermarchés entièrement automatisés ou une société de surveillance utilisant uniquement des drones pour ses opérations de surveillance.
  7. D’ici la fin 2018, l’assistant numérique des consommateurs reconnaîtra les individus de manière faciale et vocale. Cela permettra aux entreprises de développer une expérience client exceptionnelle.
  8. D’ici 2018, 2 million de collaborateurs seront tenus de porter des dispositifs de contrôle de l’état de santé et de l’activité comme condition d’embauche. Ce sera notamment le cas pour les policiers, les pompiers ou pour les professions para-médicales. Le but sera d’assurer leur sécurité et de leur donner de l’aide aussitôt que le besoin se fait sentir. D’autres professions pourront être concernées par la suite, notamment les athlètes, les politiciens, les pilotes…
  9. D’ici 2020, les agents intelligents virtuels (VPA) faciliteront 40% des interactions mobiles et l’ère post-app commencera à dominer. Les VPA pourront prédire les besoins des utilisateurs, établir la confiance et finalement agir de manière autonome au nom de l’utilisateur.
  10. D’ici 2020, 95 % des failles de sécurité cloud seront la faute des clients. Les problèmes de sécurité restent la raison la plus fréquente pour éviter d’utiliser les services cloud public. Mais ce ne sont pas les fournisseurs qui seront à l’origine des problèmes de sécurité. Les organisations clientes de ces services cloud devront engager des efforts explicite pour la sécurité.
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Raymond Morel is a member of the Board of Directors at SI and is President of Social-IN3, a cooperative of a researchers’ convinced of the need to address new challenges of today's Information Age, which is slowly and surely modify the entire society.

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