Informatique-Informations N°07 GIDES – novembre 1975

LE CENTRE DE CALCUL ELECTRONIQUE DE L’OBSERVATOIRE (extraits)

                                                                                       par Paul Bartholdi

 

 

L’Observatoire de Genève est situé à 15 km de la ville, sur la frontière

vaudoise, au milieu des Bois de Versoix. Près de 30 chercheurs y poursuivent

d~s travaux dans différents domaines, tant théoriques qu’expérimentaux

de. l’astronomie et de l’astrophysique. Quatre stations d’observations,

particulièrement bien situées pour la qualité de leur ciel, sont rattachées

à l’Observatoire, car aucune observation ne peut plus être faite près de

Genève.

L’expression de “Calcul astronomique” ne date évidemment pas d’aujourd’hui,

mais apparaît dès Sumer. L’ordinateur a simplement remplacé d’immenses

salles de calculateurs “humains” employés à résoudre mécaniquement puis

électriquement les problèmes posés à l’astronome. En fait, l’ordinateur

a permis d’aller beaucoup plus loin et d’aborder des domaines totalement

inaccessibles précédemment. Il était évidemment exclu d’installer à Sauverny

l’ensemble des moyens de calcul dont nous avons besoin, et qui ne

pouvaient être acquis que par une communauté beaucoup plus importante.

Actuellement, entre 95 et 99 % de nos travaux sont exécutés sur des ordinateurs

de l’Université (CDC 3800 principalement, Univac 1108, CYBER 72)

ou de la Confédération (CYBER 73 de l’EPFL).

Quelle est alors la raison d’être du centre de l’Observatoire? Les principaux

problèmes que nous avions à résoudre sur place étaient les suivants

– acquisition de données “en ligne”, directement de divers instruments

de mesure tels que microdensitomètre pour le dépouillement de clichés

photographiques, microphotomètre UV pour l’étalonnage des instruments

embarqués dans les expériences stratosphériques, ainsi qu’une table

de lecture de coordonnées xy à ~0,05 mm .. le microphotomètre UV a été

développé et continue à être utilisé conjointement avec l’Institut de

Physiologie pour l’étude de l’absorbtion des pigments rétiniens dans

l’ultraviolet.

– terminal lourd pour accéder à distance aux gros ordinateurs dont nous

avons continuellement besoin •.

– mise au point d’instruments pilotés par ordinateur, et qui seront utilisés

derrière les télescopes. Il s’agit surtout d’instruments où le

taux de données par seconde est important, tel un photomètre rapide (140

mesures d’intensité par seconde) ou ultrarapide (1000 mesures par seconde)

et un “vélocimètre” Instrument original pour mesurer rapidement la vitesse

relative d’une étoile.

– transfert de données sous une forme compatible avec les gros ordinateurs

essentiellement sous forme de bandes magnétiques (parfois encore de cartes

perforées) lorsque le nombre d’informations devient trop important pour

passer sur la ligne téléphonique.

– traitement et prétraitement local des données, car il est évident que les

points cités ci-dessus nécessitent beaucoup de programmes à mettre au point,

à modifier, à adapter etc. et que très souvent il vaut beaucoup mieux prétraiter

les données, les valider, parfois les condenser, avant de les envoyer

sur une plus grosse machine.

Cet ensemble s’appuie dans sa réalisation sur un miniordinateur HEWLETT

PACKARD HP 2100 muni de la virgule flottante et de plus de 50 cannaux

d’entrée-sortie, et sur l’ancienne IBM 1620, acquise en 1965, dont la mémoire

sert maintenant de “cache” entre la HP 2100 et le lecteur-perforateur

original de la 1620. Une seconde HP 2100 est actuellement …..

 

About Raymond Morel (2322 Articles)
Raymond Morel is a member of the Board of Directors at SI and is President of Social-IN3, a cooperative of a researchers’ convinced of the need to address new challenges of today's Information Age, which is slowly and surely modify the entire society.

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