07.04.2021-Le Monde-Ecole home questions.- Ecole à la maison-« En France, plus les écoles restent fermées longtemps, plus les inégalités se creusent. Les décideurs politiques le savent »

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07.04.2021-Le Monde-Ecole home questions.- Ecole à la maison-« En France, plus les écoles restent fermées longtemps, plus les inégalités se creusent. Les décideurs politiques le savent » inequity e-education distance-education scholls-close
Ecole à la maison : « En France, plus les écoles restent fermées longtemps, plus les inégalités se creusent. Les décideurs
politiques le savent »
Alors que la France a encore fermé ses écoles, d’autres pays n’ont pas rouvert les leurs depuis un
an, ou à peine, avec des conséquences éducatives, sociales et psychologiques dont nous parlerons
lors de cette journée spéciale.
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• LES FAITS
• SUIVEZ LE LIVE DE L’ÉVÉNEMENT
Les écoles, collèges et lycées français ont fermé leurs portes, mardi 6 avril, pour une durée de trois
à quatre semaines selon les niveaux, afin de ralentir la progression de l’épidémie de Covid-19 dans
le pays. Sur cette période, les vacances scolaires ont été unifiées pour toutes les zones et se
dérouleront du 12 au 26 avril.
Les élèves de primaire devraient retrouver leur salle de classe, dès le 26 avril, tandis que ceux du
secondaire devront attendre le 3 mai, avec des jauges de présences adaptées en fonction de
l’évolution de l’épidémie. En attendant, 12,3 millions d’élèves français doivent suivre leurs cours à
distance depuis chez eux.
Touchés par la pandémie, la plupart des pays du monde ont temporairement fermé leurs écoles au
cours de l’année écoulée, parfois pour quelques semaines, parfois pour plusieurs mois. Selon des
chiffres dévoilés par l’Unicef au début du mois de mars, les établissements scolaires n’avaient pas
rouvert depuis un an pour plus de 168 millions d’enfants dans le monde. Environ 214 millions
d’enfants, soit un sur sept, avaient manqué plus des trois quarts de leur scolarité en présentiel.
Hausse des inégalités, déscolarisation, retards d’apprentissage, troubles psychologiques… En
France et dans le monde, la fermeture des écoles a des conséquences multiples, parfois désastreuses,
que nous essaierons d’expliquer et d’illustrer toute la journée.
Qui alimente ce live ?
Ce direct est tenu par Eléa Pommiers. Il est aussi alimenté par nos correspondants à l’étranger et par
notre journaliste Simon Auffret, qui se trouve sur le terrain auprès de jeunes collégiens et lycéens.
A 10 h 45, notre journaliste spécialiste des questions d’éducation, Violaine Morin, répondra à vos
questions sur les conséquences d’un an de scolarité fractionnée en France, entre confinement, lycée
en demi-jauge et classes fermées.
A 14 heures, vous pourrez dialoguer avec Borhène Chakroun, directeur du département politique et
apprentissage tout au long de la vie de l’Unesco, sur l’impact global des fermetures d’école dans le
monde.
Pour aller plus loin :
Lire le décryptage : Covid-19 : Emmanuel Macron annonce la fermeture des établissements
scolaires à partir du 6 avril
Article réservé à nos abonnés Lire aussi « L’école à la maison », amplificateur des inégalités
scolaires
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : de l’Espagne à l’Allemagne, l’année si
particulière des écoliers européens
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souffrances”


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Voir la nouvelle actualité. Le Monde aujourd’hui à 12h38
••
Dans la droite ligne de notre dernière réponse de tchat, commençons par les enseignants, à qui
il revient d’assurer la continuité de l’enseignement pour les 12,3 millions d’élèves renvoyés
chez eux.
En mars 2020, « monde scolaire n’était pas du tout préparé à l’expérience inédite d’un
enseignement à distance généralisé », a récemment noté la Cour des comptes. Rien n’avait pu être
anticipé, les enseignants n’étaient pas formés, les outils pour faire classe à distance leur étaient
inconnus – et n’étaient d’ailleurs pas calibrés pour faire cours à distance pour tous et à temps plein -,
leurs séquences de cours n’étaient pas adaptées à un fonctionnement à distance. Il a fallu tout
inventer en quelques jours. Un an après, l’expérience du premier confinement, bien que douloureuse
pour beaucoup, permet de ne pas repartir de zéro.
« Les outils nous les maîtrisons : ENT, visio, chats, capsules vidéo, contenus interactifs, quiz… »,
assurait ainsi Elodie, professeure de physique en collège, dans un appel à témoignages que nous
avons lancé la semaine dernière.
Le Monde aujourd’hui à 12h32
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Merci à Violaine Morin pour ce tchat !
Passons maintenant à vos témoignages. Comment les familles organisent-elles l’école à la
maison ? Comment les enseignants appréhendent-ils les jours et semaines à venir ? Comment
les élèves vivent-ils la période ? Nous vous racontons, jusqu’à 14 heures, l’école à distance vue
par les premiers concernés.
Violaine Morin aujourd’hui à 12h30
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C’est la fin de ce tchat, merci de l’avoir suivi. Bon courage à tous les enseignants, élèves et parents !
Violaine Morin aujourd’hui à 12h28
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Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir comment les enseignants vivent la médiatisation de
cette très courte fermeture? En tant qu’enseignant très impliqué, il m’est insupportable de lire tous
ces commentaires et questions qui remettent en cause notre façon de travailler ou encore osent
demander un raccourcissement des vacances. Est-ce que ces mêmes personnes supporteraient que
n’importe qui se permette une remarque sur leur travail? D’avoir un live consacré aux problèmes liés
à leur travail mené non pas par un professionnel mais par une journaliste? 12 millions d’élèves soit à
peu près 24 millions de parents plus des journalistes qui se permettent de juger/ de conseiller les
enseignants. A quand la même chose pour tous les métiers?
-Enseignant vexé
Bonjour Enseignant vexé,
Vous soulevez un point essentiel : la pandémie met les enseignants sous pression, car on
aurait tendance a faire reposer sur eux la réussite – ou l’échec – de l’enseignement à distance. C’est
évidemment un problème : les enseignants ne sont pas responsables du manque de formation
dispensée par l’éducation nationale sur le numérique, et l’institution ne peut pas se reposer sur la
bonne volonté et l’inventivité de ses agents pour fonctionner, même s’il me paraissait important de
saluer ce grand mouvement de bascule vers le numérique qui a eu lieu l’an dernier. Le crash des
systèmes ENT d’hier et de ce matin démontre bien que ça ne suffira pas. De même, la “prime
informatique”, instaurée en janvier – de 150 euros – est souvent citée par les personnels comme la
preuve que l’éducation nationale ne prend pas la question de l’équipement numérique au sérieux.
Je profite de votre question pour conclure ce tchat en évoquant brièvement les conséquences de long
terme de cette pandémie sur les enseignants. Vous êtes 880 000, Enseignant vexé, il est donc
difficile de savoir à date ce que chacun ressent. Mais l’exaspération dont vous nous faites part nous
semble quand même répandue, et elle fait suite à plusieurs mois d’incompréhension – voire
d’inquiétude – sur la gestion de la pandémie à l’école. Les enseignants reprochent énormément à
l’éducation nationale d’avoir peu anticipé : d’abord les protocoles sanitaires et leurs diverses
évolutions, puis le nombre de personnels malades et les besoins de remplacement afférents lors des
deuxièmes et troisièmes vagues, et maintenant le numérique (pour la seconde fois). Sans parler de la
réalité de la circulation épidémique dans les classes, nécessairement “sous-estimée” car basée sur le
déclaratif des familles – outre que les jeunes enfants ont peu été testés. La confiance entre
l’institution et ses agents n’était déjà pas au beau fixe auparavant, mais il faudra voir, en “sortie de
crise”, si elle s’est dégradée.
Parlons maintenant – plus positivement – des rapports du reste de la société avec les enseignants.
Déjà, Enseignant vexé, vous devez savoir que les Français on une image plus positive du monde
enseignant que ne l’imagine ce dernier. Selon les chiffres de l’enquête Talis de l’Organisation de
coopération et de développement économiques (OCDE) réalisée tous les cinq ans, 5 % des
enseignants français pensent que leur métier est valorisé dans la société, contre 31 % en moyenne
sur les trente-cinq pays participants. Mais en face, ce n’est pas du tout le même discours : les
Français citent régulièrement le métier d’enseignant parmi leurs “métiers préférés”, et vous
n’imaginez pas le nombre de parents qui nous ont dit cette année que la maîtresse de leur enfant
était une héroïne, qu’ils étaient incapables de la remplacer et qu’ils avaient pris conscience d’à quel
point ce métier était difficile.
Dans la communication entre les parents et les enseignants, malgré quelques ratés, les choses ont
également évolué dans le bon sens. Selon l’anthropologue Pascal Plantard, qui enseigne à
l’université Rennes-II, sur un échantillon de parents représentatifs, 95% indiquaient avoir eu des
contacts réguliers avec les enseignants de leurs enfants en 2020. Ils étaient 78% à dire que ce n’était
pas le cas un an plus tôt. On assiste là à un véritable bouleversement des pratiques, et, espérons-le, à
un renversement de long terme. C’est sans doute quelque chose qui s’inscrira dans la durée.
Violaine Morin aujourd’hui à 12h04
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Tchat
Sur la fermeture des écoles (et des crèches!) et l’exception française évoquée: ne peut-on pas aussi
parler de l’impact peut être plus fort sur les parents en France que dans d’autres pays lié à la
structure de la population active? En effet, le taux de couples bi actifs est important dans notre pays,
notamment pendant la toute petite enfance (qui est la période pendant laquelle combiner télétravail
et garde d’enfants est le plus difficile, voire impossible?)?
-Maman épuisée
Bonjour Maman épuisée,
J’ai également été tentée par cette analyse, mais on a un peu douché mon enthousiasme en haut lieu
(à l’OCDE), en me répondant que des pays où la structuration familiale est très différente –
l’Allemagne, par exemple – ont quand même fait des efforts pour maintenir au maximum les
services de la petite enfance, même si la part des femmes actives y est plus faible. Je pense que ce
dont vous parlez joue plutôt sur l’acceptabilité, donc sur l’importance du problème dans le débat
public, moins sur les décisions en tant que telles. En Allemagne, notamment, les écoles ont peu fait
débat. A ce sujet, je vous recommande la lecture de notre article collectif sur les écoles en Europe
pendant la pandémie.
Covid-19 : de l’Espagne à l’Allemagne, l’année si particulière des écoliers
européens
Violaine Morin aujourd’hui à 11h55
••
Bonjour, les cours en visio des élèves presentent depuis hier de nombreux dysfonctionnements, des
mesures ont-elles été prises suite à cela ?
-L.C
Bonjour L.C,
Je saisis votre question pour faire une réponse plus vaste sur la question de l’impréparation
numérique et des progrès faits au cours de cette année. Effectivement, il y a eu un sacré faux départ
hier, et encore aujourd’hui, selon vos nombreux témoignages, sur les “Environnements numériques
de travail” utilisés dans les établissements d’une part, et sur le CNED, qui aurait été victime de
véritables attaques informatiques sur la journée d’hier.
On sait qu’une enquête a été ouverte, ce matin à Paris, suite à la plainte déposée par le CNED.
Pour les enseignants, les élèves et les parents, c’est un bis repetita : l’année dernière, le même
problème s’est posé au début du confinement. Indiscutablement, l’éducation nationale peut mieux
faire sur le numérique. Mais la pandémie a également été un énorme accélérateur.
La France accusait un gros retard avant la pandémie. Retard d’équipement des enseignants et des
élèves, retard dans la formation des enseignants et plus généralement dans l’acculturation numérique
de l’école française. Dans les enquêtes internationales, les enseignants français étaient moins
nombreux à déclarer avoir une pratique du numérique quotidienne en classe (ils étaient aussi plus
nombreux à déclarer avoir besoin de formation dans ce domaine).
Avant la pandémie, 50% des enseignants utilisaient le numérique de manière assez sommaire, 25%
ne l’utilisaient pas du tout et 25% l’avaient complètement intégré à leurs pratiques pédagogiques.
Les 25% les moins acculturés ont eu du mal avec l’enseignement à distance, et c’est un problème car
cela a généré un suivi pédagogique de moindre qualité et beaucoup de souffrance du côté des
enseignants.
Mais les 50% médians ont basculé. On a vu des enseignants “à l’ancienne” se lancer dans des clips
vidéo ou du “clavardage” en ligne, se mettre à Discord et à Whatsapp… Nombre d’entre eux ont
progressé très vite, et d’un seul coup : leurs pratiques s’en verront transformées à l’avenir.
Je ne sais pas s’il faut se réjouir du recours aux plateformes utilisées par les élèves (parfois même
Snapchat !), car il tient beaucoup à la défaillance des outils de l’éducation nationale. Mais cet appel
d’air a un effet positif : on a intégré les pratiques des élèves dans la construction pédagogique, et
c’est une grande nouveauté.
Le Monde aujourd’hui à 11h51
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Sur lemonde.fr
Qu’est-ce que l’étude des pratiques parentales d’accompagnement scolaire, pendant le confinement,
nous dit de la fabrication des inégalités scolaires ? (Re)lisez la tribune du sociologue Romain
Delès :
« L’étude des inégalités scolaires de l’école à la maison invite à la prudence »
Violaine Morin aujourd’hui à 11h36
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Tchat
Tchat // la France fait-elle vraiment figure d’exception dans le monde sur la durée de la fermeture
des écoles ? Pourquoi cet attachement à laisser les écoles ouvertes le plus possibles plutôt que de
fermer pour freinre l’épidémie ? Merci pour vos réponses !
-Exception française
Bonjour Exception française,
Non, vous avez raison, la France ne fait pas figure d’exception, et elle n’a pas fait mieux que la
Scandinavie, par exemple, sur la durée de fermeture. En revanche, l’Europe, avec dix semaines de
fermeture en moyenne en 2020, est en dessous de la moyenne mondiale, qui est de vingt-deux
semaines en 2020 (et trente-huit aux Etats-Unis !), selon des chiffres de l’Unesco. Vous pouvez
consulter cette page pour voir en temps réel les fermetures d’écoles dans le monde :
Education : de la fermeture des établissements scolaires à la reprise
Sur “l’attachement” à laisser les écoles ouvertes, l’analyse est assez simple : la France fait partie des
pays développés où le système scolaire est le moins capable de résorber les inégalités. Plus les
écoles restent fermées longtemps, plus les inégalités se creusent. Les décideurs politiques le savent.
On a vu, dans les réponses précédentes, que la fermeture du printemps 2020, relativement courte
comparée à d’autres pays, avait déjà eu un impact sur le creusement des inégalités. Il y a donc de
bonnes raisons de craindre ces conséquences.
On peut également s’autoriser une analyse plus philosophique : la France a un rapport complètement
fétichisé à son école, ce qui n’est pas le cas en Italie, par exemple, ou en Allemagne, où les écoles
ont fermé, puis rouvert, puis refermé… “L’éducation nationale”, c’est aussi un service public de 880
000 agents, qui répondent tous au même employeur : la décision est centralisée et la même autorité
s’applique partout. Dans des pays au fonctionnement plus fédéral, le ministre de l’éducation
nationale (voire le chef de l’Etat !) n’a pas toujours la possibilité d’obliger les régions à ouvrir ou
fermer leurs écoles.
Au point que chez nous, les mesures “territorialisées” (par exemple la décision de fermer les lycées
seulement dans 19 départements) ont été vécues comme le signe d’une grande désorganisation. On
en est vite revenus à une fermeture généralisée cette semaine, alors même que dans certains
territoires la circulation épidémique ne le justifiait pas !
• Mieux Entendre Suisse romande: la fin des aides auditives hors de prix
Outbrain
Le Monde aujourd’hui à 11h29
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Sur lemonde.fr
Sur la situation des lycées, retrouvez notre article complet :
Les lycées à l’heure des cours en fractionné
Violaine Morin aujourd’hui à 11h16
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Tchat
N’y a-t-il pas un risque de rupture d’égalité, notamment pour les lycéens face au bac et à Parcoursup,
entre ceux qui ont eu des classes en demi-jauges et les autres ?
-MB
Bonjour MB,
C’est un débat récurrent depuis que les lycées ont été autorisés à basculer en demi-jauge, début
novembre, avec l’obligation d’assurer 50% de leurs cours au minimum en présentiel.
Au plus fort, environ 70% des lycées publics avaient opté pour cette solution, et une minorité de
lycées privés. Premier problème.
Le deuxième sujet, c’est que les chefs d’établissement se sont organisés un peu comme ils
l’entendaient : certains faisaient venir tous leurs terminales, d’autres se sont organisés pour que tous
les cours de français de première soient en présentiel (à cause des épreuves anticipées à la fin de
l’année), d’autres encore se sont rendu compte en cours de route que les secondes étaient en train de
lâcher et les ont tous fait revenir, au détriment des terminales… Et d’un établissement à l’autre, nous
avons eu des témoignages très divers quant à la “qualité” de la partie “à distance” des cours. Parfois,
les élèves n’avaient aucun suivi de la part du lycée la semaine où ils n’étaient pas en classe…
Bref, il est impossible, à ce stade, de dire où se situe la rupture d’égalité et au profit de qui, mais il
est évident que rien ne s’est passé normalement. Si vous ajoutez à cela les différences de condition
de vie évoquées plus tôt, le problème devient vite insoluble.
Maintenant, est-ce que tout cela aura des conséquences sur l’organisation des examens ? L’éducation
nationale tient pour l’instant sa ligne : elle a annulé les évaluations communes de première et de
terminale et les épreuves de spécialité de terminale, mais le français, la philo, le grand oral sont
maintenus, avec des aménagements promis (il est déjà prévu plus de sujets de philo que d’habitude
et moins de textes à l’oral de français). Quant au brevet, le président Macron, qui s’est “invité” hier
dans un cours en visio, a promis aux élèves qu’il se tiendrait !
Violaine Morin aujourd’hui à 11h06
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Tchat
le retour des élèves dans les lycées après les semaines en distanciels se fera-il en demi-jauge ou tout
le monde reprendra en classe entière ?
-Eliott
Bonjour Eliott,
Le retour des élèves dans les lycées et dans les collèges pourra se faire en demi-jauge lors du retour
en présentiel, qui aura lieu une semaine après celui des écoliers (le 3 mai). A ce stade, on sait juste
que le président Macron a évoqué cette possibilité – mais cela dépendra de la situation sanitaire à
l’instant T.
Violaine Morin aujourd’hui à 11h03
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Tchat
Comment rattraper le coup/coût pour la scolarité des enfants ? Réduire les vacances d été ? A titre d
exemple nous payons des cours de mathématiques à notre fille piur remplacer les non cours de sa
prof de mathématiques mais tout le monde ne le peut pas
-Céline
Bonjour Céline,
A ce stade, il n’est pas prévu de toucher aux vacances d’été – mais il ne faut jurer de rien, car on
vient de remettre en cause les dates des vacances de Pâques alors que c’était jusqu’ici considéré
comme un totem intouchable !
En revanche, l’éducation nationale et les collectivités se sont mobilisées l’été dernier et, depuis,
pendant les “petites vacances”, pour essayer de créer des dispositifs de remédiation, les “vacances
apprenantes”.
Vous soulevez cependant un point important : tous les enfants n’ont pas les mêmes moyens à leur
disposition pour faire face à cette année morcelée. J’en profite pour ajouter un point à ma réponse
précédente : dans les résultats de CP, CE1 et 6e de la rentrée dernière, on a noté un creusement des
écarts entre les élèves de l’éducation prioritaire et les autres. C’est bien la preuve que la pandémie a
plus d’impact sur les parcours scolaires des élèves défavorisés, pour de multiples raisons.
ous citez le recours à l’aide aux devoirs dans les périodes d’absences d’enseignants/de classes
fermées. Outre le soutien et l’accompagnement des adultes, il y a des différences dans l’équipement
numérique (ordinateur à soi, ordinateur partagé, simple smartphone, et parfois pas d’équipement du
tout), la configuration familiale (être plusieurs dans une chambre, ce n’est pas pareil que d’avoir une
chambre à soi), la qualité de la connexion Internet…
About Raymond Morel (1251 Articles)
Raymond Morel is a member of the Board of Directors at SI and is President of Social-IN3, a cooperative of a researchers’ convinced of the need to address new challenges of today's Information Age, which is slowly and surely modify the entire society.

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